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Dimanche 24 septembre 2006

LA LICORNE ET PÉGASE

La légende des Licornes

La Licorne
Citée par Pline, elle ressemblait au cheval, mais avait une tête de cerf, des pattes d'éléphant, une queue de sanglier et une longue corne noire sur le front.

Les bestiaires médiévaux (recueils de fables) décrivent la licorne comme un animal d'un blanc neigeux, symbole de luxe et de pureté. Seule une jeune fille pouvait l'approcher et la rendre docile.

Pour les Chinois, la licorne, emblème royal, est un animal bénéfique. La blesser ou la tuer entraînerait les pires malheurs.
Précisions d'Elalie
La licorne est un animal légendaire - une sorte de gazelle à corne frontale unique -, porteur de symbolismes et de fantasmes divers, qui a hanté l'imagination d'écrivains et de peintres depuis l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance et même au-delà.
En fait, ce sont les artistes qui ont assuré son succès. Il existe des unicornes réels ou imaginaires dans d'autres cultures - indienne, chinoise, arabe, africaine -, mais la licorne occidentale donne lieu à un corpus iconographique et littéraire cohérent qui doit peu à peu à des emprunts extérieurs.
La forme la plus classique de la légende la montre inséparable d'une jeune fille; son histoire est donc celle d'un couple, et l'aspect érotique peut être tenu pour central même là où le symbolisme religieux prédomine en apparence.
Aussi est-il absurde de voir dans la licorne un symbole de pureté: elle en est l'emblème, en raison de son lien ambigu avec une jeune vierge.
Mis à part quelques antécédents chez des géographes naturalistes grecs et la traduction approximative d'un mot de la Bible hébraïque, notre licorne apparaît avec son histoire définitive et son application christologique dans un bestiaire alexandrin du IVe siècle; un texte hermétique antérieur permet de penser que la légende préexistait au symbolisme.
La licorne est décrite comme un animal sauvage et très robuste, ressemblant à une chèvre, que seule peut capturer une vierge pure: il saute dans son sein, elle lui donne à téter et l'on s'en empare.
C'est une figure du Sauveur, est-il ajouté, qui a établi sa demeure dans le sein de la Vierge.
Un second passage établit la vertu protectrice de la corne à l'égard des poisons, thème qui cheminera parallèlement au premier et donnera lieu à un commerce lorsqu'on connaîtra l'incisive du narval.
En général, les Pères de l'Église évoquent volontiers la licorne mais non le couple, et l'animal est représenté seul dans l'art chrétien ancien.
Mais le Physiologus et un texte d'Isidore de Séville qui le cite seront diffusés partout au Moyen Âge.
À partir du IXe siècle, des œuvres plastiques admirables reproduisent la scène de la capture: manuscrits d'abord (psautiers, bestiaires), ensuite sculptures, vitraux, tapisseries, émaux, ivoires, etc.
Tantôt le sens en est profane - ruse de femme, image de l'amour -, tantôt le symbolisme religieux s'impose.
Deux déplacements très sensibles se produiront au XIIIe siècle.
D'une part, d'un symbole global de l'incarnation on passe à une allégorie plus laborieuse et plus incongrue: la licorne féroce et sensuelle est le Verbe, la jeune séductrice perverse est Marie; tous les détails deviennent signifiants.
D'autre part, un thème devient peu à peu prépondérant: celui de la chasse, qu'il apparaisse dans les versions profanes ou qu'il introduise dans les autres une représentation de la Passion.
L'animal lui-même tend à grandir, à s'adoucir, à devenir régulièrement blanc, à ressembler à un cheval. L'œuvre d'art la plus célèbre, à juste titre, la tapisserie du musée de Cluny intitulée La Vue , est un admirable poème d'amour: d'adoration, de soumission, de solitude du couple, de tendresse réciproque; et pourtant les regards ne se croisent pas, la licorne regarde sa propre image dans le miroir.
À partir de la Réforme et de la réaction catholique, la licorne disparaît de l'art religieux, se fait rare chez les peintres et les écrivains.
D'un côté, quelques exceptions: Léonard de Vinci, Raphaël, le Dominiquin, Gustave Moreau; et, de l'autre côté, les frères Grimm, George Sand, Dickens, Lewis Carroll et surtout Rainer Maria Rilke, qui lui a consacré deux poèmes et un long passage des Cahiers de Malte Laurids Brigge.
Symbole de la sainteté et de la chasteté, la licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen Âge (la Dame à la Licorne, fin du XVe siècle, musée de Cluny).
Elle est très fréquente dans les armoiries héraldiques.

 

 

 

 

 

La légende de Pégase

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Pégase

Dans la mythologie grecque, c’est le cheval ailé, fils de Poséidon, (dieu de la Mer), et de la Gorgone Méduse.
Pégase sortit du cou de Méduse, ou est né de son sang, lorsqu'elle fut tuée par le héros Persée.

Peu après sa naissance, il frappa le sol du mont Hèlikon et fit surgir une source.
Elle devint sacrée pour les Muses (les neuf déesses qui présidaient les arts et les sciences) et une source d'inspiration poétique.

Créature impossible à capturer, Bellérophon, prince de Corinthe, suivit les conseils d'un devin afin de dompter le cheval Pégase : il passa une nuit dans le temple de la déesse Athéna.
Pendant qu'il dormait, la déesse lui apparut avec une bride en or et lui dit qu'elle lui permettrait d'attraper Pégase.
Quand il se réveilla, Bellérophon trouva la bride en or et put ainsi capturer et dompter le cheval ailé.
Pégase se révéla ensuite d'un grand secours pour Bellérophon, lorsqu'il affronta les Amazones et la Chimère (monstre soufflant des flammes, fils de Typhon).
Mais Bellérophon fut perdu par son propre orgueil : alors qu'il cherchait à s'envoler vers l'Olympe pour se joindre aux dieux, le cheval le jeta à terre, laissant Bellérophon errer comme un malheureux et haï par les dieux.
Pégase trouva refuge dans les stalles olympiennes et fut chargé par Zeus de lui apporter sa foudre et ses éclairs.
De plus, dans l’antiquité tardive, le col de Pégase évoquait celui de l’âme immortelle.
Précisions d'Elalie
L'histoire de Pégase fut un des thèmes favoris de l'art et de la littérature grecs: le vol majestueux du cheval a souvent été interprété comme une allégorie représentant l'immortalité de l'âme.
Aujourd'hui il est plutôt considéré comme un symbole de l'inspiration poétique; c'est en ce sens qu'il est chanté par Victor Hugo dans deux poèmes, dont l'un ouvre et l'autre ferme
Les Chansons des rues et des bois : "Le Cheval" et "Au Cheval"; cette dernière pièce constitue l'aboutissement de la vision hugolienne sur la s"fonction du poète".

LES SIRENES

La légende des Sirènes

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Les Sirènes
En grec, seirên a plusieurs sens : chant, corde, ce qui brûle. " Sirène " pourrait donc signifier " celle qui fascine par son chant, qui a l'ardeur du midi ".

Dans la mythologie grecque (et plus tard dans la mythologie romaine), les Sirènes étaient des divinités marines qui attiraient les navigateurs par leur chant envoûtant.
Ceux qui se laissaient séduire et détourner de leur route par ces créatures allaient vers une mort certaine.

Dans lOdyssée d'Homère, afin de protéger ses compagnons, Ulysse leur bouche les oreilles avec de la cire.
Tout d'abord, les Sirènes ont été représentées ailées, avec un visage et une poitrine de femme sur un corps d'oiseau.
Ce n'est que plus tard que leur partie postérieure devint une queue de poisson.
La légende diverge en ce qui concerne leur demeure habituelle : près du détroit de Messine ou le long des côtes de Sicile, ou encore, au sud dans la mer Tyrrhénienne.
Les Sirènes inspirèrent d'innombrables artistes : écrivains, poètes, musiciens et sculpteurs les évoquèrent souvent selon la croyance populaire ou leur imagination.
Les zoologues, eux aussi, se laissèrent séduire par cette créature fantastique : ils appelèrent " siréniens "  le groupe de mammifères dont l'apparence pouvait rappeler les dangereuses enchanteresses de la légende antique : dugong (ou vaches marines), lamantins.
Précisions de Jay Cee
Les Sirènes étaient généralement 2,3 ou 4 !
Et sont généralement les filles d'Achéloos et d'une muse (Melpoméne ou Terpsichore).
Il ne faut pas oublier qu'elles sont dépitées de l'échec (Ulysse et la cire) et donc elles se précipitent dans la mer et meurent...
Précisions d'Elalie
Dans la mythologie grecque, les sirenes etaient les nymphes de la mer, mi-femmes mi-oiseaux, filles du dieu de la mer Phorcys.
C'est sur les conseils de Circe qu'Ulysse boucha les oreilles de ses compagnons et se fit attacher au mat du bateau afin de pouvoir entendre leurs chants sans danger.
Dans une autre légende, les Argonautes échappèrent aux sirènes grâce à Orphée qui, à bord de l'Argo, chanta si bien qu'il couvrit leur chant.

Photos de Licornes, de Pégase et de Sirènes

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos de Sirènes

Par *Cinderella* - Publié dans : Créatures Féerique
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